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LE SOMMET AFRICA FACTS 2024 : UNE ÉDITION RÉUSSI POUR LUTTER CONTRE LA DÉSINFORMATION 

25 octobre 20247 min de lecture

Le sommet Africa Facts 2024 a réuni les 9 et 10 octobre des experts dans la lutte contre les fake news. Pendant 2 jours, ils ont discuté des solutions possibles pour réduire ce fléau, et appellent à une utilisation responsable des réseaux sociaux.

Photo de famille lors de l’edition 2024 du Sommet Africa Fact Check

Le sommet Africa Fact Check 2024 : Un lancement réussi pour lutter contre la désinformation

Le sommet Africa Fact Check 2024 à Accra au Ghana, les 9 et 10 octobre, a réuni des experts dans le secteur des médias, des journalistes et des organisations de fact-checking du monde entier. Cet événement a pour but de renforcer les efforts de lutte contre la désinformation.

Pourquoi ce sommet est-il important ?

Aujourd’hui, la désinformation a un impact direct sur la vie des populations, surtout pendant les élections. Des fake news, souvent partagées sur les réseaux sociaux, influencent l’opinion publique, créant des tensions et, dans certains cas, de l’instabilité politique. A l’heure-là les gens vont en prison chap à cause de gbairai sur Facebook. Et puis avec les élections prévues cette année en Afrique, les experts disent que c’est encore plus important de trouver des solutions pour freiner les partages de fake news.

Le thème de cette édition, « Lutte contre la mésinformation et la désinformation en Afrique : Défis,
innovations et réponses stratégiques»
, reflète cette urgence. Noko Makgato, directeur exécutif d’Africa Check, a rappelé dans son discours que la désinformation « menace directement nos démocraties ». Selon lui, « il est essentiel que chaque Africain soit conscient de l’importance de vérifier les informations avant de les partager ». Il a également souligné le rôle des fact-checkers, ces professionnels qui fouillent pour nous dire si ce qui est vrai ou faux.

Les moments forts du sommet

Panel : Leçons tirées de la couverture des élections présidentielles en RDC et au Sénégal.
Panélistes : Ange Kasongo, Balobaki Check, Valdez Onanina, Africa Check
Modératrice : Rabeb Aloui, BN Check

En tout cas y’a eu assez de causeries au sommet. Ils ont causé des élections présidentielles en RDC et au Sénégal, deux pays où la désinformation a joué un rôle important lors des dernières campagnes présidentielles. Les participants ont donné des expériences et des stratégies sur comment couvrir efficacement ces élections tout en évitant les pièges de la manipulation de l’information.

Capture d’écran pendant la session de groupe 1 – Thème 1: Exploiter les outils numériques pour lutter contre la désinformation en Afrique : Exploration des plateformes basées sur l’IA et des solutions communautaires pour les vérificateurs de faits. Présentateur : Kondwani Thindwa, Institut Panos Afrique australe

Un autre moment choc du sommet a été la discussion autour des outils numériques et des plateformes basées sur l’intelligence artificielle pour lutter contre les fake news. Les experts ont exploré comment ces technologies peuvent aider à identifier rapidement les fake news et les stopper avant que tout le monde a ça dans son téléphone.

On dit les réseaux sociaux aussi sont dedans. Avec leur capacité à diffuser des informations à grande échelle en très peu de temps, ils sont souvent un terrain fertile pour les rumeurs et les fausses nouvelles. Les experts ont souligné l’importance d’une meilleure éducation des utilisateurs des réseaux sociaux, pour leur apprendre à reconnaître les informations fiables et à vérifier les sources.

L’impact pour les Ivoiriens et les Africains en général

Ce sommet montre clairement que la lutte contre la désinformation n’est pas seulement une question de médias, mais concerne toute la société. En Côte d’Ivoire, comme dans beaucoup d’autres pays africains, les citoyens doivent être vigilants et apprendre à identifier les informations fausses. Le professeur Abena Animwaa Yeboah-Banin a insisté sur la nécessité de renforcer la culture numérique des Africains pour que chacun puisse jouer un rôle actif dans la lutte contre ce fléau.

L’avenir de la lutte contre la désinformation en Afrique

Panel : Techniques de gestion de la désinformation sanitaire et de l’infodémie en Afrique, et perspectives des récentes épidémies sur le continent.
Membres du panel : Myriam Hemes NJIMEGNE NKWA, Yoheda Health Solutions Ann Ngengere, Viral Facts Dr Theresa Amobi, Université de Lagos

Le sommet Africa Fact Check 2024 marque une étape importante dans la lutte contre la désinformation. Avec l’essor des initiatives locales de fact-checking, l’Afrique avance à grands pas dans cette bataille importante. En Côte d’Ivoire, des plateformes comme la Cellule Anti Fake News et Ivoire Check jouent un rôle clé dans la vérification des informations circulant sur les réseaux sociaux. D’autres initiatives, comme FasoCheck au Burkina Faso, 237ClassPro au Cameroun, Togocheck au Togo, Fakt , Badona au Bénin et Balobaki Check en RDC s’engagent activement à démêler le vrai du faux, en se concentrant entre autres sur les périodes électorales où la désinformation prolifère.

De plus, des réseaux panafricains tels que la FAAPA (Fédération Atlantique des Agences de Presse Africaines) et l’AFCA (African Fact-checking Alliance) rassemblent des experts et des professionnels à travers le continent pour un travail collaboratif. Ces organisations développent des outils technologiques et des formations pour sensibiliser les populations à l’importance de vérifier les faits avant de partager des informations. 

Avec tous ces acteurs engagés, la lutte contre la désinformation devient de plus en plus structurée, visant à garantir une information fiable et transparente pour tous les Africains.

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