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STÉPHANE SACRÉ, ALIAS L’EXCÈS, CIBLE DE CYBERHARCÈLEMENT AU SÉNÉGAL : LE POIDS DES PRÉJUGÉS EN LIGNE

15 octobre 20244 min de lecture

Depuis quelques jours, une polémique s’est déclenchée sur Twitter autour de l’influenceur ivoirien Stéphane Sacré, aussi connu sous le nom de L’Excès. Suite à son arrivée au Sénégal, il a été victime de cyberharcèlement et de menaces.

L’arrivée de l’humoriste au Sénégal a suscité une vague de cyberharcèlement intense, majoritairement de la part de profils sénégalais. L’origine de cette attaque : son orientation sexuelle présumée.

L’Excès, populaire pour ses vidéos humoristiques et ses prises de position non conventionnelles, a souvent été la cible de critiques, mais cette fois, les menaces sont montées d’un cran. Des utilisateurs de Twitter, notamment au Sénégal, ont diffusé des messages de haine et des menaces de mort à l’encontre de l’influenceur. Ce harcèlement est alimenté par des préjugés liés à son orientation sexuelle, une question encore très sensible dans de nombreux pays africains où les droits LGBTQ+ sont souvent limités, voire inexistants.

Un harcèlement qui fait écho à un scandale passé

Ce n’est pas la première fois que Stéphane Sacré est confronté à une telle situation. En 2020, il avait été au centre d’une autre polémique après la diffusion d’une sextape le montrant dans des tenues féminines Source : 100pour100culture et l-frii. Cette vidéo avait alors suscité moqueries et insultes, notamment des accusations d’homosexualité. Bien que L’Excès ait tenté de se défendre en affirmant que la vidéo était à but humoristique, il n’avait pas échappé à la tempête médiatique qui avait suivi, allant jusqu’à recevoir des menaces de mort et à être renié par une partie de sa communauté.

Un climat hostile pour les minorités sexuelles en Afrique de l’Ouest

Le cas de L’Excès met en lumière les difficultés que rencontrent encore les personnalités publiques issues de la communauté LGBTQ+ ou celles perçues comme telles en Afrique de l’Ouest. Dans des pays comme le Sénégal, où l’homosexualité est toujours pénalisée par la loi, les personnes LGBTQ+ continuent de faire face à un rejet social important. Ce harcèlement en ligne reflète un problème plus large : l’absence de protection légale et le climat d’intolérance qui règne pour les minorités sexuelles dans la région.

Une mobilisation sur les réseaux sociaux

Malgré la haine, plusieurs internautes et défenseurs des droits de l’homme se sont mobilisés pour dénoncer cette vague de harcèlement. Des hashtags de soutien ont émergé, appelant à la tolérance et au respect des différences. Toutefois, la situation de Stéphane Sacré montre à quel point les réseaux sociaux peuvent devenir un outil de persécution lorsqu’ils sont utilisés pour répandre des discours de haine.

Un appel à l’action

Alors que la pression monte sur L’Excès, beaucoup s’interrogent : quelles actions concrètes peuvent être mises en place pour freiner cette vague de haine en ligne ? La question du renforcement de la modération sur les plateformes sociales et de la sensibilisation au respect des diversités est plus que jamais d’actualité. Dans un monde de plus en plus connecté, il est impératif de protéger les individus, quels qu’ils soient, des violences numériques.

Stéphane Sacré, victime ou cible, symbolise aujourd’hui les défis auxquels sont confrontées les minorités dans le monde numérique

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